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LES GRANDES TABLES

En 2006, nous avons décidé d'ouvrir à la Friche la Belle de Mai, à Marseille, un restaurant qui puisse être un lieu de rencontres et de partages culinaires et culturels. Depuis, notre cuisine du quotidien et de l'extraordinaire s'est développée en France, avec les mêmes valeurs, mais jamais à l'identique.

Nous avons la responsabilité de répondre à une attente très forte des publics souhaitant à la fois avoir accès à une restauration de qualité à prix accessibles et éprouver les nouvelles expériences qui parcourent la création culinaire contemporaine.

Pour les grandes Tables, la cuisine peut « faire culture » dans une convivialité et une accessibilité qui évitent d'exclure telle ou telle catégorie de public. Notre entreprise entretient d'autres relations aux fournisseurs, marrie le quotidien et l'extraordinaire, soutient l'expérimentation et la création culinaire, favorise l'accueil de démarches innovantes et festives, facilite la rencontre entre des pratiques professionnelles et amateurs, entre des pratiques d'ici et d'ailleurs... De même que la production artistique nous oblige à penser différemment notre rapport à la rentabilité économique, nous militons pour un échange équitable et une juste rémunération du travail. 
Alors que les grandes Tables ont essaimé leur esprit à Calais, Paris et dans d'autres lieux à Marseille, nous sommes toujours animés par les mêmes désirs. L'actualité nous conforte d'ailleurs dans nos convictions. L'envolée des prix des denrées alimentaires, les controverses autour des OGM, la multiplication des essais et des documentaires sur la malbouffe (Mondovino, Notre poison quotidien, Food Inc,  Faut-il manger les animaux? Livre noir de l'agriculture, Manger peut-il nuire à la santé ?...), l'éclosion de chefs artistes, ou le succès des émissions télévisuelles dédiées à la cuisine, sont autant de preuves de l'importance de ces enjeux tant sur le terrain politique, que sur le terrain sanitaire, écologique ou artistique.

Une communauté de lieux mais des démarches contextualisées
Nous pensons que certains lieux culturels représentent aujourd'hui un territoire idéal pour expérimenter des pratiques qui, un peu partout dans nos villes, nos régions et sur tous les continents, prouvent que l'idéologie productiviste et consumériste est suicidaire. L'essor des coopératives d'acheteurs (amap), l'initiative slow food (qui lutte contre la standardisation du goût), ou la valorisation de la culture biologique, participent d'un même projet de société. Ces mouvements sont de « même nature » que les initiatives de certains opérateurs culturels, éditeurs littéraires ou discographiques, galeristes ou institutions muséales, qui entendent faire leur métier en adéquation avec les paroles artistiques et les oeuvres qu'ils défendent, en adéquation avec les territoires et les populations.

Les restaurants que nous développons s'inscrivent tous dans un esprit commun, mais ne prétendent pas être réunis par un même concept. Il s'agit pour nous de contextualiser chaque démarche en nous appuyant sur les ressources spécifiques des projets qui nous accueillent. Inscrits dans des architectures d'auteurs, nos restaurants se définissent comme de nouveaux territoires culinaires, ouverts à l'innovation, sensibles aux produits et attentifs aux coûts.